randonnée dans les Cévennes

Chemin de Stevenson : nos conseils pour randonner sur le GR70

Envie de parcourir le chemin de Stevenson ? Découvrez nos conseils pour profiter au maximum de votre randonnée dans les Cévennes. En effet, ce GR recèle bien des trésors, mais il est important d’être bien préparé avant d’entreprendre une marche en itinérance.

Qu’est-ce que le chemin de Stevenson ?

Le GR70 est un sentier de grande randonnée mythique situé au sud du Massif central. Il correspond en grande partie à l’itinéraire suivi par le célèbre écrivain écossais Robert Louis Stevenson au XIXe siècle. En effet, ce dernier relia à pied Le-Monastier-sur-Gazeille, en Haute-Loire, à Saint-Jean-du-Gard à l’automne 1878. L’auteur de L’Île au trésor entreprit ce périple dans les Cévennes pour se ressourcer, suite à une déception amoureuse. Il voyagea en solitaire pendant douze jours, simplement accompagné par une ânesse baptisée Modestine. Il tira un livre de son aventure, Voyage avec un âne dans les Cévennes.
Au début des années 90, la Fédération française de randonnée pédestre balisa le parcours de l’écrivain. Officiellement, le départ du GR70 se situe au Puy-en-Velay et l’arrivée à Alès. Selon le TopoGuide, la distance du sentier est de 272 km pour un dénivelé cumulé de 7 913 m. Le trajet se réalise en douze ou treize jours de marche. Néanmoins, tout dépend de la condition physique des voyageurs. Ce sentier de grande randonnée est d’une difficulté moyenne, même si certains passages, comme l’ascension du mont Lozère, peuvent s’avérer assez difficiles.

Pourquoi choisir le chemin de Stevenson ?

Pour Robert Louis Stevenson, cette marche à travers les Cévennes fut une aventure, mais également un cheminement intérieur. Il y a donc de multiples raisons de choisir de parcourir le GR70 :

  • La diversité des paysages ne laisse jamais de place à la monotonie. Le sentier de Stevenson commence au milieu des anciens volcans d’Auvergne et se termine dans les vignes du Languedoc. Du Massif central aux Cévennes, les vallées verdoyantes cèdent peu à peu la place aux landes de l’ancienne province du Gévaudan, puis à l’odeur de sève des forêts de résineux du Midi. Les randonneurs cheminent à travers une grande diversité de terroirs en seulement douze jours.
  • En suivant les traces de l’écrivain Robert Louis Stevenson, on plonge dans l’histoire de France. De la bête qui terrorisa les habitants du Gévaudan pendant plus d’un siècle aux guerres de religions, le passé de la région n’est pas de tout repos. Dans les Cévennes, le village de Pont-de-Montvert fut par exemple un bastion des camisards, des protestants révoltés contre le pouvoir royal à la fin du XVIIIe siècle. Le GR70 est donc aussi un voyage dans le temps.
  • Le sentier de Stevenson peut être parcouru en intégralité ou en partie. Il est possible de moduler la distance de son parcours, en passant des étapes. L’autonomie est toute relative, l’association gérant le tracé ayant développé de nombreuses infrastructures (transport, hébergements de tourisme, restauration, etc.). Parfaitement balisé, le GR70 peut être bouclé par des randonneurs occasionnels – il est emprunté chaque année par plus de 6 000 personnes. Toutefois, les amateurs de randonnées engagées y trouveront peut-être un peu moins leur compte.

Les moments forts du GR70

  • Le village de Pradelles.
    Robert Louis Stevenson y fit une halte. Situé dans le département de la Haute-Loire, cette ancienne cité médiévale est labellisée Plus beau village de France. Le site est surnommé le « balcon du Midi. » En effet, depuis les hauteurs de la commune, les randonneurs peuvent admirer les crêtes du mont Lozère.
  • Le sommet du mont Lozère.
    L’ascension de cette montagne s’effectue au cours de l’étape qui relie Le Bleymard à Pont-de-Montvert. Ce sommet est le point culminant du chemin de Stevenson. Situé à 1 699 m d’altitude, le pic de Finiels offre une vue à 360° sur la région. De là, on peut découvrir les Alpes à l’est,  les gorges du Tarn à l’ouest et le mont Aigoual au sud. Des tables d’orientation permettent de se repérer.
  • Les gorges du Tarn.
    Le Tarn prend sa source au pied du mont Lozère. Il poursuit ensuite son cours pendant près de 380 km, avant de jeter dans la Garonne. La rivière naissante a creusé un magnifique canyon entres les causses. Entre Pont-de-Montvert et Florac, le sentier de Stevenson franchit ces gorges, avant de se prolonger dans le parc national des Cévennes.

Quand partir ?

Nous avons parcouru le sentier Stevenson du Bleymard à Saint-Jean-du-Gard au mois de mai il y a cinq ans. Les randonneurs étaient rares sur le sentier et les conditions météo capricieuses. Il a plu, mais nous avons pu bivouaquer deux nuits (1). Le reste du temps, nous avons dormi dans des gîtes d’étape. Parfois, il suffisait d’aller chercher la clé à la marie, sans réserver. Nous gardons un très bon souvenir de cette rando, notamment des produits montagnards achetés dans les fermes aux alentours.
Le sentier est assez fréquenté en été, nous vous conseillons donc de partir au printemps ou à l’automne, quand les températures sont douces et l’affluence moindre. Néanmoins, quelle que soit la saison, il est impératif d’être équipé de façon adéquate pour randonner.

Comment s’équiper ?

En 1878, Robert Louis Stevenson confectionna lui-même son sac de couchage avec une bâche et une peau de mouton. En effet, les nuits sont fraîches en altitude. Il est donc essentiel de disposer d’un matériel adapté à la randonnée pédestre pour suivre les traces de l’écrivain. Un sac à dos ergonomique, des chaussures offrant un bon maintien de la malléole et une veste imperméable sont indispensables pour évoluer en toute sécurité dans la nature. Voici une sélection de produits adaptés à un trek en moyenne montagne.

Quelques bonnes idées avant le départ

  • Parcourir le sentier avec le roman Voyage avec un âne dans les Cévennes permet de partager de bons moments. La lecture d’un chapitre du livre au coin du feu est un plaisir, notamment en famille. Au XIXe siècle, personne ne pratiquait la randonnée itinérante. En effet, la montagne cévenole était beaucoup moins accueillante à l’époque. Le récit de voyage de l’écrivain écossais permet de le mesurer. L’ouvrage est disponible en livre de poche.
  • Il est possible de louer un âne pour transporter les bagages, comme Stevenson en son temps. Pour information, cet animal marche à 3 km/h. Il faut donc s’adapter au rythme de l’animal. En échange, il offre la liberté de ne pas porter de sac. Vous trouverez tout le long du parcours des animaux beaucoup plus dociles que Modestine dans le roman.

(1) Le bivouac est strictement encadré le long des itinéraires balisés GR.

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